Civitas, pour une cité catholique

A propos du repos dominical

 


1 - Ils parlent du dimanche

Ils parlent du dimanche
   Si – comme on en trace un tableau prometteur – la machine était destinée à diminuer sans cesse davantage et pour ainsi dire jusqu’à l’extrême le temps du travail et de la peine, le temps libre devrait lui aussi perdre sa signification naturelle de détente et de repos entre deux moments d’activité. Il deviendrait le premier élément de la vie et l’occasion de besoins nouveaux et souvent coûteux, comme d’autre part une source de gains pour ceux qui les satisfont. Ainsi serait bouleversé le rapport naturel du besoin réel et normal avec les exigences suscitées artificiellement. Les revenus augmenteraient nécessairement, mais bien vite ils ne seraient plus suffisants. Le manque de sécurité subsisterait, car l’économie sociale naîtrait d’une humanité et supposerait une humanité déviée de la juste et droite mesure de son existence.....
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2 - La “messe anticipée” ou samedi contre dimanche

La “messe anticipée” ou samedi contre dimanche (Par M. l’abbé Christophe Legrier)
   Dans « l’Église conciliaire », on peut remplir le devoir d’assistance à la messe dès le samedi. Cette mesure apparaît, au premier regard, une simple facilité accordée pour des raisons pratiques (travail obligatoire le dimanche, etc.) Examinée de plus près, elle est révélatrice de principes erronés.
   Vingt siècles d’histoire de l’Église avaient accoutumé les chrétiens à sanctifier le jour du Seigneur par la messe du dimanche. Une mesure canonique vint modifier la pratique traditionnelle. En 1983, le nouveau Code de droit canonique autorisa la célébration de la messe dominicale le samedi soir. Désormais, put-on lire, il devenait possible de satisfaire au précepte en assistant à la messe « le jour de la fête lui-même ou le soir du jour précédent » (c. 1248 § 1).
Se reposer pour mieux prier
   La loi de l’Église concernant le dimanche est double : assister à la sainte messe et cesser les oeuvres prohibées (serviles, foraines…). Deux obligations donc : la première vise directement le culte de Dieu ; la seconde, le repos de l’homme. Ces deux obligations ne cohabitent pas comme par hasard. La loi de l’Église vise à promouvoir tout à la fois le culte de Dieu et le repos de l’homme, mais le second est destiné principalement à favoriser le premier. Si l’on dissocie les deux obligations, si l’on envisage la cessation des oeuvres serviles sans penser au culte de Dieu, alors il faut parler de vacances, de loisirs ou de RTT, mais certainement pas de repos dominical.....
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3 - La République à l'assaut du dimanche

Article supprimé à la demande de son auteur


4 - L'assistance à la messe

L’assistance à la messe : l’essentiel
   L’Église fait un précepte d’assister au saint sacrifice les dimanches et fêtes d’obligation, ces fêtes étant au nombre de dix dans l’Église universelle. En France, depuis l’indult Caprara, les fêtes d’obligation sont ramenées au nombre de quatre. Sont sujets au précepte les fidèles catholiques parvenus à l’âge de raison.
   Ce précepte est de matière grave. Il y a faute grave à manquer d’assister à une partie qualitativement essentielle du sacrifice (i.e. à la double consécration ou à lacommunion) ou à une partie quantitativement significative du sacrifice (i.e. par ex. à arriver après le début de l’offertoire). Si la partie est moindre, la faute est vénielle. Il est requis d’assister à toute la messe et à une messe entière.
« A toute la messe » : il ne suffit pas d’assister aux parties essentielles (consécration et communion), mais à toutes les parties de la cérémonie, depuis le début (inclusivement) jusqu’au dernier évangile (exclusivement).
« A une messe entière » : il ne suffit pas d’assister à une première moitié de la cérémonie – avec consécration – pour une messe et à l’autre moitié – avec communion – pour une messe postérieure, mais il est requis d’assister à une même messe contenant la double consécration et la communion.
   Pour assister à la messe il est requis une présence corporelle suffisante (on doit pouvoir voir le célébrant ou l’entendre, ou se joindre physiquement à l’assistance qui voit ou entend).
Il est surtout requis une présence de l’âme : intention d’honorer Dieu. « Pour participer le mieux au saint sacrifice de la messe, pour être vraiment uni pendant toute sa vie au sacrifice de la Croix, il est bon de se mettre sous la protection de Notre-Dame de Compassion, de Notre-Dame des Douleurs (...) Il me semble que la Vierge Marie qui se trouve près de la Croix nous prend par la main, en quelque sorte, pour nous conduire au Calvaire. » (Mgr Marcel Lefebvre).
On est excusé de l’assistance s’il y a
1- impuissance à s’y rendre, notamment inaptitude corporelle (maladie qui alite, etc.), ou
2- dispense légitime, ou enfin
3- nécessité grave comme une obligation professionnelle (militaires de garde par ex.) ou le service du prochain (aider un infirme). Quiconque est empêché (par une cause non perpétuelle) donc excusé, n’est pas tenu de suppléer par d’autres prières ou par la messe en semaine, bien que ces bonnes pratiques soient conseillées.
Est-on excusé de la messe si.....
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5 - Repos dominical bien de Dieu et de l’homme

Le repos dominical : bien de Dieu et de l’homme
   « Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tous tes ouvrages. Mais au septième jour est le sabbat du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage en ce jour, ni toi, ni ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, ta bête et l’étranger qui est au-dedans de tes portes. Car c’est en six jours que le Seigneur a fait le ciel et la terre, et la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé au septième jour : c’est pour cela que le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. »
   C'est par ces paroles solennelles que le livre de l’Exode (20, 8-11) présente le repos nécessaire au culte divin.
   Si se reposer pour vaquer aux choses divines est une obligation de droit naturel et donc vaut pour tous les hommes et pour tous les temps (cf. p. 9), la loi positive divine a donc choisi, dans l’ancien Testament, le sabbat pour remplir cette obligation. Ce « mot hébreu signifie en latin cessatio, c’est-à-dire repos. Ainsi sabbatiser, dans la langue latine, s’appelle cessare et requiescere, c’est-à-dire cesser d’agir, se reposer » (Catéchisme du concile de Trente).
   « Tu ne feras aucun ouvrage en ce jour… » : cette cessation d’agir ne s’applique, selon la lettre, qu’aux oeuvres serviles (Lv 23, 7). Notons en passant que « les oeuvres serviles de toute espèce sont défendues en ce jour, non parce qu’elles sont indignes ou mauvaises de leur nature, mais parce qu’elles seraient capables de détourner notre esprit du service de Dieu qui est la fin du précepte. A plus forte raison devons-nous éviter le péché qui, non seulement éloigne notre esprit du goût des choses saintes, mais nous détache entièrement de son amour » (Catéchisme du concile de Trente). Car le péché est, en un sens, une oeuvre servile, selon l’évangile de saint Jean (8, 34) : « Qui commet le péché est esclave du péché. ».....
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6 - Sanctifier le jour du Seigneur

Sanctifier le jour du Seigneur
   Ce qui fait le caractère particulier du dimanche, c’est d’abord et surtout qu’il s’agit du « jour du Seigneur ».
   L’on peut facilement trouver d’excellentes raisons naturelles de respecter le repos dominical. Les évêques et les papes, notamment des deux derniers siècles, alors que le dimanche était violemment ou sournoisement attaqué (pensons au sinistre « décadi » révolutionnaire), ont recouru avec raison à de tels arguments, qui peuvent toucher même des personnes éloignées de la foi. Il est clair que le respect du dimanche permet à chacun de prendre le légitime repos dont il a besoin. Il offre à la famille l’occasion de se retrouver et de partager des moments d’intimité. Il favorise les activités amicales, associatives, culturelles, sportives, etc. Il détourne les hommes et la société tout entière de se consacrer exclusivement aux affaires économiques et à l’appât du gain. Bref, il permet à l’homme de mener une vie plus humaine, où une prééminence est accordée à l’esprit et à l’âme, à la vie familiale et sociale. Ces arguments, et d’autres semblables, sont vrais, justes, opportuns, nécessaires. Cependant, ils ne répondent qu’imparfaitement à la question du dimanche. Car, pour assurer tous ces effets désirables (repos, vie familiale, etc.), une société pourrait fixer « démocratiquement » un jour de repos légal et collectif, mais qui soit autre que le dimanche.
   En réalité, ce qui fait le caractère particulier du dimanche, parmi les jours de la semaine, c’est d’abord et surtout qu’il s’agit du dies Domini, du « jour du Seigneur ». C’est donc une raison religieuse, et même surnaturelle, et, pour préciser encore, spécifiquement chrétienne. Le commandement de Dieu le dit expressément : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur ». C’est ainsi la loi naturelle ellemême, rappelée solennellement par Moïse sur le mont Sinaï, qui impose à l’homme de consacrer un jour par semaine au culte de Dieu. Cette obligation a été précisée par la Révélation surnaturelle de l’ancien Testament, ce jour du culte de Dieu étant fixé au samedi (sabbat). Par l’institution de Notre Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, l’Église a déplacé ce jour au dimanche, date de la Résurrection. C’est cela.....
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7 - Un dimanche d'autrefois dans une famille lorraine

Un dimanche d’autrefois dans une famille lorraine
   Ce dossier s’achève par un simple récit : celui d’une journée de dimanche, telle qu’elle se vivait, il y a quelques dizaines d’années, dans une famille catholique, et telle que, grâce à Dieu, elle se vit encore aujourd’hui, ici et là. Un prêtre de la Fraternité nous retrace donc tout bonnement ses souvenirs d’enfance, empreints de catholicité et de fraîcheur.
   Les souvenirs que je garde de mes dimanches en famille s’enchevêtrent avec les autres souvenirs, ceux de la vie de famille elle-même.
Comme tant d’autres enfants, je n’ai connu le monde, dans mes premières années, qu’à travers la vie de ma famille, ce que mes parents me disaient et m’enseignaient. L’affection qu’ils me portaient était pour moi la preuve indiscutable qu’ils avaient raison. Ils m’apprenaient tout sur les hommes, tout sur le bon Dieu et l’univers du catholicisme. C’est ainsi que j’ai découvert, petit à petit, l’organisation de la vie : elle tournait autour de la journée, de la semaine, du mois…
  Dans la semaine, il y avait deux jours de congé : le jeudi et le dimanche. C’étaient des jours où il n’y avait pas de classe. Mais ils ne se ressemblaient pas du tout.
  Le jeudi, mon père, professeur de son métier, était souvent absent jusqu’à midi ainsi que certains de mes frères et soeurs. Bien sûr, nous avions congé ; cela ressemblait un peu aux vacances. Mais ce jour n’était pas comparable à l’autre jour de congé.
  L’autre jour, c’était le dimanche. Ce jour-là, tous restaient à la maison. Quelle journée profondément catholique que le dimanche ! Le dimanche avait une importance toute spéciale pour la famille ; c’était le jour où toute la famille se trouvait réunie.
  Il y avait un jour pour s’y préparer et qui lui donnait plus d’importance encore. Ce jour de préparation était le samedi......
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